Rupture du ligament croisé antérieur à Caen
Chirurgie du genou en Normandie
Chirurgie du genou à Caen
Qu'est ce que le ligament croisé antérieur (LCA) ?
Le ligament croisé antérieur (LCA) est le principal ligament du genou. Il relie le fémur au tibia et joue un rôle clé dans la stabilité de l’articulation, en limitant notamment le glissement antérieur du tibia sous le fémur et les rotations excessives du genou.
Il joue un rôle clé dans la stabilité dynamique notamment dans les mouvements de pivot, sauts, changements de direction et assure, par sa stabilité, la protection des structures méniscales ou cartilagineuses à long terme.
Sa rupture peut survenir selon plusieurs mécanismes de torsion dans la pratique sportive (sports comme le football, ski, basket), ou lors d’un accident de la vie courante.
Les symptômes associés à la rupture sont principalement un craquement ressenti ou audible et un épanchement articulaire plus ou moins conséquent.
Une immobilisation la plus courte possible est indiquée (7 jours) et une rééducation précoce est à prévoir pour récupérer les mobilités articulaires, la force musculaire afin de retrouver un genou “normal” pour la vie quotidienne.
A distance du traumatisme, des symptômes d’instabilités du genou récidivantes à la pratique sportive ou parfois dans la vie quotidienne peuvent survenir.
Faut-il opérer le ligament croisé antérieur (LCA) ?
Chirurgie du sportif dans le Calvados
L’indication de reconstruction du ligament croisé antérieur doit être discutée au cas par cas. Tous les patients ne nécessitent pas d’être opérés. Les éléments principaux de la décision incluent principalement l’âge, le type de sport, les symptômes d’instabilité du genou, la profession et la demande fonctionnelle. Les lésions satellites associées, ligamentaires méniscales ou cartilagineuses, entrent également en ligne de compte dans cette réflexion.
Nous conseillons un avis chirurgical en consultation dans tous les cas de rupture du LCA afin de prendre une décision éclairée.
Quelle technique ?
De multiples techniques existent pour la reconstruction du LCA. Elle se réalise dans tous les cas sous arthroscopie (avec une caméra miniaturisée) dans le cadre d’une chirurgie ambulatoire. En tant que centre référent de la prise en charge du sportif, rôdé à la chirurgie ligamentaire, nous maîtrisons toutes les techniques de reconstruction du LCA.
La chirurgie est réalisée selon le concept de “chirurgie à la carte” selon le profil du patient : le type de greffe peut varier (ligament patellaire Kenneth Jones (Figure 2), Ischio Jambiers DIDT (Figure 1), Tendon quadricipital, Fascia lata ou allogreffe) et une plastie combinée associant un renfort antéro-latéral du genou peut vous être proposé. La greffe réalisée en première intention va aussi dépendre des habitudes du chirurgien, chaque type de greffe possédant ses avantages et inconvénients spécifiques.
Questions fréquentes sur la chirurgie du LCA
Spécialiste du genou à Caen - Institut Normand de Chirurgie Arthrose & Sport
Quelles sont les suites opératoires ?
L’appui peut être repris dès le postopératoire sous couvert de 2 cannes-béquilles. Dans la phase initiale l’accent est mis sur le traitement de la douleur et la lutte contre l’hématome associant des médicaments anti douleurs et une cryothérapie par attelle spécifique.
La rééducation débute dans les jours qui suivent l’intervention. La conduite est possible une fois la récupération du verrouillage du quadriceps (quelques jours à 2 semaines). La rééducation s’étale sur plusieurs mois avec une phase de réathlétisation à partir de 3 mois. La reprise des sports se fait graduellement avec un objectif de retour terrain pour les sports pivot contacts entre 9 et 12 mois selon les cas après avis de votre chirurgien.
L’arrêt de travail est variable selon la profession et peut aller jusqu’à 3 mois en cas de métier physique
Le chirurgien peut être en relation constante avec le rééducateur pour suivre votre évolution clinique.
Quels sont les résultats ?
L’objectif est de retrouver à terme un genou stable dans la vie quotidienne et pour la pratique des sport pivot/pivot contact avec un retour au sport similaire au niveau antérieur.
Quels sont les risques et les complications?
Toute décision d’intervention chirurgicale se fait en adoptant le principe de la balance bénéfices risques. Bien que rare, toute chirurgie peut présenter un risque de complication potentielle, que ce soit pendant l’opération (per-opératoire) ou à distance (post-opératoire).
Risques per opératoire principaux:
- Risques anesthésiques : une consultation avec nos anesthésistes vous permettra d’appréhender les risques potentiels.
- Risques liés à la mise en place du garrot : il peut générer des troubles cutanés ou neurologiques locaux, habituellement régressifs.
- Risques liés au matériel : étant donnée la petite taille de l’instrument, il peut arriver qu’un fragment de matériel se casse dans l’articulation.
- Risques liés à la technique chirurgicale : dans la littérature, ont été rapportés quelques cas exceptionnels de blessure des gros vaisseaux ou des nerfs situés à proximité de l’articulation, au cours du geste opératoire qui sont bien connus du chirurgien.
Risques post opératoires principaux :
- L’hématome : la cryothérapie post opératoire joue un rôle clé pour lutter contre ce phénomène.
- La raideur : un déficit d’extension appelé flessum peut survenir notamment en cas d’inhibition motrice d’origine arthrogène (AMI) par une contraction réflexe des ischiojambiers. L’accent est mis sur la récupération rapide de l’extension et le réveil moteur du quadriceps et en particulier du vaste médial par des exercices de contraction isométrique.
- La thrombose veineuse profonde ou superficielle
- L’infection du site opératoire
- La re-rupture de la greffe
- Le syndrome douloureux régional complexe de type 1 qui est une réaction douloureuse du corps après une chirurgie ou un traumatisme d’origine mal connu.
Un suivi prolongé est nécessaire pour diagnostiquer toutes complications potentielles et les traiter.