Prothèse Unicompartimentale du Genou à Caen

Chirurgie du genou en Normandie

Chirurgie du genou à Caen

Qu'est ce qu'une Prothèse Unicompartimentale du Genou ?

Votre chirurgien vous a proposé une prothèse unicompartimentale de genou. Afin de prendre une décision en toute  connaissance de cause, vous devez être informé(e) des principes, des risques et des suites opératoires de cette intervention.

La prothèse unicompartimentale du genou  est une intervention chirurgicale qui consiste à remplacer la seule partie du genou usée (interne ou externe) par des implants métalliques et plastiques, afin de soulager les douleurs liées à l’arthrose, d’augmenter le périmètre de marche en cas d’arthrose avancée ou de lésions importantes.  Réalisée sous anesthésie générale ou locorégionale, cette opération dure environ 1 à 2 heures et nécessite une rééducation postopératoire pour retrouver force et amplitude articulaire. 

Votre parcours de soins, avant et après l’opération, est conçu en collaboration avec les équipes médicales et paramédicales pour vous garantir une prise en charge optimale et sécurisée. Grâce à la Réhabilitation Améliorée Après Chirurgie (RAAC) la gestion médicale périopératoire est optimisée et la durée de séjour raccourcie, réduisant ainsi les risques de complications. Pour que cette prise en charge soit efficace, votre participation active est essentielle. 

Les recommandations à suivre en préparation de votre opération : respecter les étapes de dépilation, de prévention des infections et de jeûne pré-opératoire. (Cf fiche documentaire PTG/PUC)

Les différences en PUC et PTG ? Aide à la décision

Chirurgie du sportif dans le Calvados

La prothèse unicompartimentale peut être proposée si une seule partie du genou (médiale ou latérale) est usée avec des ligaments intacts, chez des patients actifs, jeunes sans déformation importante du membre.

  • Avantages : Moins invasive, récupération plus rapide, préservation du capital osseux, durée de vie 15-20 ans
  • Risques : Risque de révision si l’arthrose progresse ailleurs.

La prothèse

Une prothèse unicompartimentale de genou est constituée de trois éléments principaux :

  • Le plateau tibial, réalisé soit en chrome cobalt, soit en titane
  • la pièce fémorale entièrement réalisée en chrome cobalt,
  • et l’interface articulaire, de frottement, constituée de polyéthylène.

La fixation à l’os des prothèses de genou peut être réalisée avec ou sans ciment selon la qualité osseuse.

Une prothèse du genou sera systématiquement adaptée à la morphologie de chacun, ce qui réduit significativement la récupération et les douleurs post-opératoires.

Tous ces éléments remplacent la partie de l’articulation du genou endommagée afin de restaurer la mobilité et supprimer les douleurs.

Questions fréquentes sur la Prothèse Unicompartimentale du Genou

Spécialiste du genou à Caen - Institut Normand de Chirurgie Arthrose & Sport

Quand opérer ?

L’arthrose du genou ou gonarthrose peut conduire à la décision de pose d’une prothèse unicompartimentale de genou. 

L’arthrose du genou peut se traiter médicalement (sans opérer) au stade débutant en associant règles hygiéno diététiques (activité physique adaptée, perte de poid, entretien musculaire) associé selon les cas à des traitements infiltratifs (corticoïdes, acide hyaluronique, PRP).

La pose d’une prothèse unicompartimentale de genou doit être envisagée en cas d’échec du traitement médical conservateur avec des douleurs articulaires de plus de 6 mois, entraînant des douleurs quotidiennes à la marche, limitant les activités quotidiennes et le périmètre de marche.

Quelle technique chirurgicale?

Dans l’immense majorité des cas, pour cette intervention chirurgicale, la voie d’abord parapatellaire interne, en dedans de la rotule, est empruntée.

Voie parapatellaire interne

En cas d’atteinte externe (latérale) , une voie d’abord parapatellaire externe peut être utilisée.

Voie parapatellaire externe

L’anesthésie est générale ou sous péridurale.

La première étape consiste à réaliser les abords nécessaires à la mise en place des instruments opératoires.

Cette technique permet de réaliser des coupes très précises du cartilage abîmé devenu douloureux.

Ensuite, le chirurgien réalise dans le fémur et le tibia, les espaces destinés à accueillir la prothèse de genou.

Une prothèse d’essai est positionnée pour tester l’articulation, afin de valider la prothèse définitive la mieux adaptée, qui est alors immédiatement mise en place.

Comment se déroule l’intervention?

Vous serez accompagné(e) dans un premier temps par les brancardiers en salle de pré -anesthésie. Après avoir vérifié votre identité, l’infirmière du bloc opératoire prendra le relais et procédera à la check list obligatoire : un nouveau contrôle d’identité, de dossier et côté opéré sera effectué. 

Vous serez alors installé(e) sur la table d’opération et l’équipe d’anesthésie vous prendra en charge. L’installation peut être accompagnée d’une programmation musicale pendant le temps de votre installation et de votre anesthésie pour diminuer le stress lié à l’intervention. 

L’intervention dure environ 1h. Vous passez environ 3h au bloc opératoire entre le temps d’installation, d’anesthésie, de chirurgie et de salle de réveil.

À la fin de l’intervention, le genou est infiltré avec des anesthésiques locaux associé à une attelle de cryothérapie qui mise sur votre genou afin de gérer au mieux la douleur post-opératoire.

Vous regagnerez votre chambre lorsque le réveil sera complet et votre douleur post -opératoire considérée comme bien contrôlée et vous verrez votre chirurgien le soir même de l’intervention ou le lendemain matin. Un lever et un appui est possible le jour même de l’intervention

Quelles suites opératoires ?

L’objectif principal de la PUC est d’améliorer la qualité de vie : augmentation du temps de marche, de la vitesse de marche, diminution nette voire disparition complète des douleurs à la marche. 

La rééducation joue un rôle clé dans le résultat de la chirurgie. La reprise de la marche se fait immédiatement sous couvert de 2 cannes béquilles et l’appui complet est autorisé le soir même de votre chirurgie.

La rééducation doit associer des exercices d’autorééducation et un accompagnement chez le kinésithérapeute. Le travail de récupération du contrôle moteur et du verrouillage du quadriceps associé à un travail de récupération de la flexion sont les 2 axes essentiels

L’auto-rééducation est fondamentale pour obtenir un genou qui plie bien. La récupération de la flexion est primordiale pour obtenir une satisfaction dans les activités quotidiennes. A titre d’exemple, il faut obtenir à minima 110-120° de flexion pour être à l’aise dans les escaliers et faire du vélo. Une prothèse de genou permet d’obtenir une flexion d’environ 130°, mais pour arriver à cette objectif, un travail quotidien est nécessaire

Les kinésithérapeutes jouent un rôle pour vous accompagner et vous guider mais ne peuvent en aucun cas se substituer à votre propre travail personnel auquel vous devez vous astreindre les 3 premiers mois.

Attention toutefois à ne pas faire d’excès : s’il est habituel de ressentir une gêne ou des douleurs modérées, la rééducation ne doit en aucun cas devenir trop douloureuse malgré les antalgiques, ce qui risquerait de vous faire régresser dans la flexion.

Pour obtenir un résultat optimal de votre prothèse totale de genou, votre coopération et participation active est indispensable.

Quels sont les risques et complications?

Nous avons le devoir et l’obligation de vous informer que la décision d’opérer se fait selon la balance “bénéfices-risques” et chaque intervention, bien que maîtrisée, comporte des risques.

Risques per opératoire

  • Risques anesthésiques : ils sont expliqués lors de la consultation d’anesthésie préopératoire qui est obligatoire.
  • Risques liés à la mise en place du garrot per opératoire : le garrot peut être responsable de troubles cutanés ou neurologiques locaux, habituellement régressifs et dans rares cas des troubles vasculaires
  • Risques liés à l’utilisation du matériel : bien que rares, des fractures à la mise en place de la prothèse peuvent survenir en cas de fragilité osseuse.
  • Risques liés à la technique chirurgicale : dans la littérature, ont été rapportés quelques cas exceptionnels de blessure des gros vaisseaux ou des nerfs situés à proximité de l’articulation, au cours du geste opératoire (la position des incisions est calculée pour ne pas endommager ces structures lors de l’incision). Le chirurgien est formé pour prévenir ces risques.

Risques post opératoire : 

  • L’infection sur prothèse : dans les jours qui suivent l’intervention, un gonflement, des signes inflammatoires (rougeur chaleur), un écoulement cicatriciel persistant et s’associant éventuellement à une fièvre, doit faire évoquer cette complication. Elle nécessite un traitement en urgence.
  • La thrombose veineuse ou phlébite du membre.
  • L’hémarthrose (saignement intra-articulaire) se traduit par l’apparition brutale, rapide d’un épanchement sous tension qui peut être très douloureux.
  • L’algodystrophie est une réaction douloureuse et enraidissante de l’articulation, d’origine inconnue, qui peut survenir après toute intervention chirurgicale, y compris l’arthroscopie. Elle peut retarder la récupération fonctionnelle du genou.

Quel suivi ? Consultation post opératoire PUC

Une consultation de contrôle est programmée avec votre chirurgien 2 mois après l’opération avec une radiographie de contrôle. Même si 2 mois après l’opération, la plupart des patients vont présenter une belle récupération fonctionnelle,  dans certain cas le résultat peut être plus long à obtenir, allant jusqu’à 12 mois

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