Lésion multiligamentaire du genou à Caen

Chirurgie du genou en Normandie

Chirurgie du genou à Caen

Qu'est ce que la chirurgie multiligamentaire du genou ?

La chirurgie multiligamentaire du genou (ou reconstruction multiligamentaire) est une intervention complexe qui vise à réparer ou reconstruire plusieurs ligaments du genou endommagés simultanément, souvent à la suite d’un traumatisme grave (accident de la route, sport, chute, etc.). Voici ce qu’il faut savoir sur cette chirurgie :

Quels ligaments sont concernés ?

Le genou compte quatre ligaments principaux :

  • Ligament croisé antérieur (LCA)
  • Ligament croisé postérieur (LCP)
  • Ligament collatéral médial (LCM)
  • Ligament collatéral latéral (LCL)

Une blessure multiligamentaire implique généralement au moins deux de ces ligaments, souvent associés à d’autres lésions (ménisques, cartilage, capsule articulaire). Ce sont souvent des lésions graves et sévères au retentissement fonctionnel important.

Quand opérer une lésion multiligamentaire et avec quelle technique ?

Chirurgie du sportif dans le Calvados

La chirurgie est généralement indiquée en cas de :

  • Instabilité sévère et combinées du genou (ex : LCA + LCP + LCM)

Quelles techniques chirurgicales?

  • Reconstruction par greffe (autogreffe ou allogreffe)
  • Réparation directe (si le ligament est partiellement rompu, concerne principalement le LCM)
  • Réparation des structures associées (ménisques, capsule)

L’intervention est souvent réalisée sous arthroscopie (avec la caméra), mais peut nécessiter une voie chirurgicale ouverte selon la complexité, notamment pour les ligaments périphériques (LCM et LCL). 

Grâce à notre partenariat avec l’Ostéobanque d’Auvergne, nous pouvons avoir recours à des allogreffes (dons d’organes) dans certains cas, permettant de diminuer le prélèvement de greffe sur un genou déjà sévèrement atteint et d’améliorer la récupération post opératoire.

Questions fréquentes sur la chirurgie d'une lésion multiligamentaire

Spécialiste du genou à Caen - Institut Normand de Chirurgie Arthrose & Sport

Quelles sont les suites opératoires ?

  • Immobilisation initiale (attelle, béquilles ou fauteuil) sans appui pendant 6 semaines le plus souvent
  • Rééducation précoce (mobilisation passive des mobilités articulaire (de préférence en décubitus ventral dans le cadre d’une reconstruction du LCP, Lutte contre le flessum, renforcement musculaire quadricipital et contraction isométrique du quadriceps et du vaste médial)
  • Reprise du sport : 12 à 24 mois avant un retour aux activités sportives, le niveau de reprise sportive va dépendre  de la sévérité des lésions initiales.

Quels sont les risques ?

Toute décision d’intervention chirurgicale se fait en adoptant le principe de la balance bénéfices risques. Bien que rare, toute chirurgie peut présenter un risque de complication potentielle, que ce soit pendant l’opération (per-opératoire) ou à distance (post-opératoire)

Risques per opératoire : 

  • Risques anesthésiques : une consultation avec nos anesthésistes vous permettra d’appréhender les risques potentiels.
  • Risques liés à la mise en place du garrot : il peut générer des troubles cutanés ou neurologiques locaux, habituellement régressifs.
  • Risques liés au matériel : étant donnée la petite taille de l’instrument, il peut arriver qu’un fragment de matériel se casse dans l’articulation.
  • Risques liés à la technique chirurgicale : dans la littérature, ont été rapportés quelques cas exceptionnels de blessure des gros vaisseaux ou des nerfs situés à proximité de l’articulation, au cours du geste opératoire qui sont bien connus du chirurgien.

Risques post opératoires : 

Des complications, bien que rare peuvent survenir : 

  • L’hématome : la cryothérapie post opératoire joue un rôle clé peut lutter contre ce phénomène.
  • La raideur : un déficit d’extension appelé flessum peut survenir notamment en cas d’inhibition motrice d’origine arthrogène par une contraction réflexe des ischiojambiers. L’accent est mis la récupération rapide de l’extension et le réveil moteur du quadriceps et en particulier du vaste médial par des exercices de contraction isométrique. Un déficit de flexion peut également survenir
  • La thrombose veineuse profonde ou superficielle
  • L’infection du site opératoire
  • La re-rupture de la greffe, laxité résiduelle
  • Le syndrome douloureux régional complexe de type 1 qui est une réaction douloureuse du corps après une chirurgie ou un traumatisme d’origine mal connu.
  • Reclassement professionnel selon la gravité des lésions/ Baisse du niveau sportif voir arrêt du sport

Un suivi prolongé est nécessaire pour éliminer toute complications potentielles et les prendre en charge.

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